Accroche-toi ! 💪 Aujourd’hui, on va démystifier un outil stratégique qui va changer notre façon d’accompagner : le diagnostic territorial. Parce que oui, accompagner, c’est super, mais accompagner efficacement, en collant aux réalités de notre zone, c’est encore mieux !
La Communauté de l’inclusion le dit haut et fort : « le diagnostic de territoire est un outil crucial pour les CIP ». Et ils ont raison ! Au lieu de naviguer « à vue » 😅, on va créer une véritable carte d’identité de notre zone d’intervention. Imagine : une « photo » concertée de notre bassin d’emploi et d’accompagnement, qui va éclairer toutes nos actions.
Le but ? Mieux cibler notre accompagnement ! On va apprendre à connaître notre territoire (ses super-pouvoirs et ses petits points faibles) et, bien sûr, notre public (ses envies, ses galères). L’objectif, c’est de réorienter nos projets, de dénicher les métiers qui recrutent à fond, ou au contraire, ceux qui sont en galère.
👉 Ce qu’il faut retenir illico : un diagnostic territorial bien ficelé, c’est un gain de temps et d’efficacité monumental. Pas besoin d’être un sociologue de renom, on mise sur le pragmatisme et on cible les infos clés. Prêts ?
C’est parti ! 🚀
Les 5 Étapes Clés pour un Diagnostic Territorial au Top (et hyper Actionnable !)
1. Délimiter Clair-clair Notre Zone d’Intervention : Où est notre terrain de jeu ? 🗺️
Avant de se lancer dans la collecte de données, la première chose à faire est de définir notre « bassin de vie ». C’est quoi notre périmètre ? Une seule commune ? Plusieurs ? Un quartier précis ? Un bassin d’emploi entier ? Ça dépendra de notre structure (Mission Locale, asso, France Travail, etc.).
- Fixons les limites géographiques comme des pros : Prenons une carte ! Une bonne vieille carte administrative (ou Géoportail, IGN sur le web, c’est encore mieux 😉) pour visualiser notre zone. On peut commencer simple : commune → canton → département.
- Précisons notre public-cible : Parfois, c’est notre public qui dessine le territoire. Si on accompagne principalement des jeunes, des seniors ou des bénéficiaires du RSA, notons leurs caractéristiques géographiques.
- Exemple Actionnable pour nous, CIPs : Imaginons qu’on soit CIP dans une Mission Locale en plein cœur de ville. Notre territoire, ce sera probablement la ville et ses quartiers. On précisera alors son administratif (région/département), son bassin d’emploi, et ses spécificités (urbain ? rural ? y a-t-il une zone industrielle qui pèse ?).
- Identifions le réseau avec qui on va bosser : Dès cette étape, commençons à noter les organismes clés (Maison de l’Emploi, PLIE, CCAS, les services sociaux du Département, etc.) et les bassins professionnels (les grandes boîtes locales, les secteurs qui tournent fort).
- Notre petit truc en plus : On peut dessiner une mini-carte mentale ou un schéma tout simple (même à la main, oui oui !) des principaux lieux et acteurs qu’on repère. Ça aide à ne rien oublier et à visualiser avec qui on va collaborer.
2. Collecter les Données Socio-Économiques Clés : Les Chiffres, nos meilleurs amis ! 📊
Une fois notre terrain de jeu bien délimité, on passe aux choses sérieuses : les chiffres fiables sur la population et l’économie locale. Pas de panique, on va droit au but !
- La population, c’est vital : Combien d’habitants ? Leur âge moyen ? Leurs catégories sociales ? Les revenus ? Le taux de précarité ?
- Notre source préférée : L’Insee est notre mine d’or ! Direction insee.fr, on cherche « Statistiques locales », et hop, on a des données ultra-détaillées par commune ou département.
- L’économie et l’emploi, le cœur du sujet : Quels sont les secteurs qui cartonnent chez nous (industrie, services, agriculture) ? Quel est le taux de chômage ? Et surtout, quels sont les métiers en tension (ceux qui cherchent désespérément du monde) ? Combien d’entreprises ?
- Notre astuce emploi : Les portails de France Travail (via Metierscope ou Dataemploi) sont nos alliés pour débusquer les offres d’emploi et les besoins par métier.
- Logement et transports : Ce sont souvent des freins invisibles, mais majeurs ! Quel type de logement on trouve ? Le marché locatif est-il tendu ? Et les transports, comment ça se passe ? Y a-t-il des bus, des trains, des pistes cyclables ? La mobilité peut tout changer pour l’emploi.
- Caractéristiques sociales : Le niveau d’études, le nombre de personnes qui touchent des aides (RSA, ASS), les données sur le handicap, la pauvreté… C’est notre boussole sociale.
- Environnement et aménagement : Des zones industrielles ? Des parcs d’activités ? Des équipements clés comme les Maisons de l’Emploi, nos Missions Locales, les centres de formation ? Toute particularité (un grand parc naturel, une autoroute importante) compte.
Pour éviter de se noyer dans un océan de chiffres 🌊, on se concentre sur les sources officielles et locales. L’Insee, la Banque des Territoires, la DARES (du Ministère du Travail) sont nos amis fiables et à jour. Et si on veut le détail des formations et des besoins en compétences, les observatoires régionaux emploi-formation (OREF/Carif-Oref) sont de « véritables mines d’études locales ».
Conseil pour nous, les CIP : Toujours croiser les sources (par exemple, comparer les chiffres de l’Insee et de la Dares sur le chômage local) pour être sûr de nos infos. Et pour la visualisation, des graphiques simples ou des cartes, ça parle plus que des lignes de chiffres !
3. Recenser les Acteurs et Partenaires Locaux : Qui fait quoi sur notre territoire ? 🤝
Un diagnostic, ce n’est pas juste des chiffres. C’est aussi savoir qui sont les forces vives de notre territoire. Qui crée de l’emploi ? Qui forme ? Qui aide ? Qui finance ? C’est notre « liste de famille » du territoire.
- Les services publics de l’emploi : Bien sûr, France Travail (Pôle Emploi), nos Missions Locales (pour les jeunes, on les connaît bien !), Cap Emploi (pour le handicap), mais aussi les structures d’insertion par l’activité économique (IAE, comme les Ateliers Chantiers d’Insertion), et les services sociaux du Département.
- Les associations et ONG locales : Les CCAS, le Secours Catholique, les Restos du Cœur, les assos d’insertion, les permanences d’alphabétisation… Il y a un réseau social incroyable à connaître.
- Les entreprises et employeurs : On identifie les gros poissons (usines, hôpitaux, supermarchés, mais aussi les PME du coin !). Et les agences d’intérim, on n’oublie pas !
- Notre mission, si on l’accepte : En tant que CIP, on doit « tisser sa toile ». Ça veut dire rencontrer les DRH, les patrons de boîtes locales, les chefs d’ateliers. Pourquoi ? Pour comprendre leurs vrais besoins (quelles sont les compétences qu’ils ne trouvent pas ? Ont-ils des projets d’embauche ?).
- Formation et orientation : Les CFA, les GRETA, les lycées professionnels, les universités… Ils sont clés pour savoir quelles formations sont disponibles et quelles compétences on peut acquérir près de chez nous.
Notre rôle est aussi d’identifier les « personnes ressources » : le conseiller d’orientation du coin, le chargé d’insertion au Conseil Général, l’animateur du PLIE… On est l’interface entre la personne qu’on accompagne et tous ces acteurs.
Astuce du CIP malin : On peut organiser des mini-réunions de coordination ou identifier des lieux de ressource (comme la Maison de l’emploi locale). Et surtout, on se crée un répertoire (papier ou numérique) de tous ces contacts utiles, en notant bien leur mission. Un organigramme de nos partenaires, ça visualise super bien les liens !
4. Repérer Forces, Faiblesses, Opportunités et Menaces (SWOT) : Le bilan de santé du territoire ! 🩺
Après avoir collecté les chiffres et listé les acteurs, il est temps de faire une analyse SWOT. C’est le moment de synthétiser les atouts et les blocages. Un outil simple, mais redoutable !
- Forces (atouts) : Ce sont les éléments internes à notre territoire qui jouent en notre faveur.
- Exemples concrets pour nous : Un super réseau d’associations, des services publics proches de chez nous (Mission Locale, mairie top !), un secteur économique qui pète le feu (genre le tourisme local, l’industrie qui innove), ou même des initiatives géniales comme un « territoire zéro-chômeur ».
- Faiblesses : Là, on identifie les aspects internes qui nous freinent.
- Exemples concrets : Un manque de transports en commun, trop peu d’entreprises ou de formations adaptées aux besoins, des difficultés pour se loger (les loyers qui s’envolent 🥵), ou même des inégalités entre les quartiers.
- Opportunités : Ces facteurs sont externes mais peuvent donner un sacré coup de pouce à notre territoire !
- Exemples concrets : De nouveaux programmes de financement de l’État (un plan d’investissement ?), d’anciennes friches industrielles qui peuvent devenir des pôles d’innovation, des projets d’urbanisme porteurs, ou un campus universitaire qui explose et génère des opportunités.
- Menaces : Ce sont aussi des obstacles externes, mais sur lesquels on n’a pas vraiment de prise.
- Exemples concrets : Une baisse d’activité dans un secteur clé, la concurrence féroce des villes voisines (les jeunes qui filent dans les grandes métropoles pour étudier ou travailler), la flambée des prix de l’immobilier, ou une crise économique qui nous touche de plein fouet.
Le tableau SWOT, c’est notre arme secrète pour synthétiser et guider nos recommandations. On peut le présenter tel quel, c’est clair et limpide !
| Forces | Faiblesses | Opportunités | Menaces |
|---|---|---|---|
| Service public de proximité (Mission Locale, mairie) | Tissu d’entreprises local peu dense | Environnement propice aux énergies renouvelables ou tourisme vert | Loyers très élevés / manque de logements |
| Tissu associatif dense (secours, insertion) | Segmentation socio-spatiale (quartiers inégalitaires) | Friches industrielles à réinvestir | Fuite des talents vers grandes villes |
5. Synthèse et Outils de Restitution : On montre ce qu’on a trouvé ! 🎬
Bravo ! On a enquêté, collecté, analysé. Maintenant, il faut rendre tout ça clair et utilisable. C’est l’heure de la restitution.
- Le tableau SWOT (celui juste au-dessus !) : Un grand classique, on peut le mettre en page de synthèse, c’est super visuel pour montrer les enjeux du territoire d’un coup d’œil.
- La carte mentale : Idéale pour connecter les points ! On part du nom de notre ville au centre, puis on ajoute des branches « Économie », « Social », « Formation », « Partenaires »… et on détaille avec des exemples (les gros employeurs, les ateliers, les associations). Ça nous donnera des idées de projets, c’est garanti !
- La fiche synthèse (le « one-pager ») : Une seule page (ou un diaporama court) avec quelques chiffres clés et des graphiques (pyramide des âges, taux de chômage qui bouge…). On met une courte analyse à côté (ex : « + 3% de population en 5 ans : territoire jeune et attractif ! »). Et surtout, un petit encadré « Recommandations » avec nos priorités (genre « Développer telle formation pour tel secteur »).
- Les cartes thématiques : Si on peut, on crée ou on trouve des cartes qui montrent le chômage par quartier, les lignes de transport, l’emplacement des structures d’insertion… Une image vaut mille mots pour repérer les zones chaudes ou celles qui manquent de ressources.
- Le tableau récapitulatif des sources : Pour notre dossier de travail, on liste tous nos liens et sources (INSEE, France Travail, Observatoire local, etc.). Ça nous aidera pour les mises à jour futures.
Exemple concret qui parle à tout le monde : Imaginons qu’on bosse sur un bassin avec une vieille zone industrielle qui se réinvente. Notre SWOT pourrait révéler la présence d’un incubateur local (une Force !) mais aussi l’absence totale de transports en commun (une Faiblesse !). En synthèse, on pourrait recommander de former aux métiers du numérique pour exploiter cet incubateur (c’est une belle Opportunité !), tout en alertant sur l’urgence des transports (une Menace bien réelle !).
Et n’oublions pas une chose essentielle : notre diagnostic n’est pas figé ! En tant que CIP, on va l’actualiser régulièrement (chaque année, voire chaque trimestre si ça bouge fort). L’idéal, c’est d’ »animer » notre territoire : participer aux réunions locales, lire la presse du coin, suivre les bulletins des réseaux. C’est comme ça qu’on reste au top !
En résumé, faire un diagnostic territorial, c’est bien plus qu’une case à cocher. C’est un levier stratégique qui nous permet de sortir de l’accompagnement « isolé » pour replacer chaque personne dans son contexte réel : économique, social, politique.
C’est notre « carte d’identité » du territoire qui nous aide à prendre des décisions éclairées : cibler les bonnes formations, nouer des partenariats au top, et lever les freins qu’on a identifiés (la mobilité, le logement, les qualifications… toutes ces choses qui nous donnent du fil à retordre !).
Cette démarche, c’est un acte de professionnalisme (on gagne en crédibilité, croyez-nous !) et de solidarité territoriale (on crée du lien, du sens, et ça, ça n’a pas de prix).
Alors, prêt(e) à se « connecter » à fond au territoire ? C’est le secret pour co-construire un parcours d’insertion durable pour chaque personne que nous accompagnons, ancré dans le réel. Comme le disent les experts : analyser le territoire, ce n’est pas juste des stats. C’est surtout « comprendre les trajectoires individuelles et politiques » possibles dans notre espace local.
Et ça c’est notre plus bel atout pour faire la différence ! 💪 Alors, on s’y met quand ? 😉
🚀 Pour aller plus loin :
Le labo des cip : 🧭 Sortir de la jungle des structures : votre boussole pour comprendre réseaux et partenaires
Communauté de l’inclusion : 🗺️Le diagnostic de territoire dans l’insertion professionnelle
diagnostic du territoire : Des ressources pour les acteurs de terrain























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