Petit aveu : Un jour, en entretien, j’ai raté. Pas un petit raté discret. Non. Un grand, beau crash en plein vol.

Le bénéficiaire en face de moi ne disait rien. Rien de rien. Je posais des questions ouvertes, j’essayais des relances douces… Silence radio. Même mon sourire bienveillant avait l’air de le mettre mal à l’aise. (Terrible.)
Je sentais le moment m’échapper. Alors j’ai fait ce qu’on fait tous, un jour ou l’autre : j’ai voulu “remplir”.
Remplir le vide. Remplir son silence avec mes hypothèses, mes conseils, mon énergie… (Mais pas ses besoins à lui.)
Résultat :

Un entretien bâclé.

Un bénéficiaire qui a fui l’accompagnement.

Un CIP (moi) avec un sacré goût d’échec.
Mais après réflexion, voilà ce que j’ai appris

Parfois, l’important n’est pas de parler, mais de tenir l’espace.

Parfois, on ne peut pas accélérer le rythme du bénéficiaire.

Parfois, il faut laisser exister le silence.
Depuis ce jour-là, j’écoute mieux. Pas pour répondre. Pas pour conseiller. Juste pour comprendre.
C’est ce silence gênant, au fond, qui m’a appris à devenir un meilleur conseiller.























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