FILM DE SF 🚀: Quand l’insertion devient une aventure intergalactique

Imaginez-vous aux commandes d’un vaisseau spatial, prêt à partir en mission vers l’inconnu. En tant que conseiller en insertion professionnelle (CIP), chaque premier entretien avec un bénéficiaire ressemble un peu à une exploration galactique : vous partez à la découverte d’un univers unique, celui de la personne que vous accompagnez.

Votre mission ? Cartographier cet univers pour repérer les forces et les obstacles – en somme, établir un diagnostic socio-professionnel complet. C’est une étape cruciale, presque comme préparer un plan de vol avant de traverser la galaxie : sans un bon diagnostic, difficile de tracer la route vers l’emploi durable sans risquer de se perdre en chemin.

Or, comment ne rien oublier face à la multitude de facteurs qui peuvent influencer le parcours d’insertion d’une personne ?

C’est ici qu’intervient un outil aussi pratique que ludique, une sorte de GPS interstellaire du CIP : “Film de SF”. Derrière ce nom intriguant se cache un moyen mémotechnique et un support de diagnostic global qui va vous aider à explorer méthodiquement chaque planète de la vie d’un bénéficiaire.

Présentation générale de Film de SF

Concrètement, Film de SF sert de guide au CIP pour structurer l’entretien initial (et les suivants) de manière complète et équilibrée. Tel un scénariste qui déroule le scénario d’un bon film, le conseiller va aborder, scène après scène, chaque aspect de la vie du bénéficiaire. Le but n’est pas de cocher des cases mécaniquement, mais bien de comprendre l’histoire personnelle et professionnelle du demandeur d’emploi, avec bienveillance et sans jugement. Ce cadre thématique assure de n’oublier aucun sujet important : on sait qu’une difficulté non détectée à temps (un « frein caché ») peut plus tard faire échouer un projet professionnel – un peu comme un astéroïde non repéré pourrait endommager le vaisseau en plein vol !

Bien entendu, chaque personne est différente et tous les thèmes ne seront pas toujours pertinents avec la même intensité. Film de SF n’est pas un questionnaire figé, mais une boussole. Le CIP l’utilise avec souplesse, en adaptant l’ordre et la profondeur des questions selon le profil, le contexte et la confiance qui s’installe avec le bénéficiaire.

Après cette présentation générale, il est temps d’entrer dans le vif du sujet. Enfilez votre combinaison spatiale de CIP et préparez-vous à explorer, une par une, les huit planètes du diagnostic Film de SF.

Explorer les planètes du diagnostic d’insertion

Dans cette partie, nous détaillons chacune des « planètes » de Film de SF et ce qu’elle recouvre concrètement dans le cadre de l’accompagnement vers l’emploi. Pour chaque thématique, nous verrons pourquoi elle compte dans l’insertion professionnelle et comment le CIP peut s’en servir pour mieux orienter son action. Prêt pour le décollage ? Allons-y, planète par planète.

Famille : la planète de l’entourage et des responsabilités

La Famille est souvent la planète de départ de notre voyage, car l’entourage personnel d’un bénéficiaire crée le contexte dans lequel son projet professionnel va évoluer. Ici, le CIP cherche à comprendre quelle est la situation familiale du candidat et l’impact qu’elle peut avoir sur son insertion. Est-il soutenu par ses proches ou, au contraire, fait-il face à des obligations familiales importantes ? Parler de la famille permet de mesurer la stabilité affective et l’éventuel soutien moral dont dispose la personne, mais aussi d’identifier des contraintes très concrètes du quotidien.

Quelques éléments à considérer sur la planète Famille :

  • Situation familiale et support : Vit-il seul, en couple, chez ses parents ? Bénéficie-t-il du soutien de sa famille ou est-il isolé sans réseau d’entraide ?
  • Enfants à charge : A-t-il des enfants ? Si oui, quels âges et modes de garde ? Par exemple, un parent isolé devra concilier recherche d’emploi et garde des enfants – un véritable défi logistique qui peut nécessiter des solutions spécifiques (crèche, aide de la famille, etc.).
  • Obligations familiales : S’occupe-t-il d’un parent malade ou d’un proche dépendant ? Des responsabilités familiales importantes peuvent limiter la disponibilité pour un emploi ou une formation.
  • Climat familial : Sans entrer dans l’intimité, le CIP peut repérer si le contexte familial est serein ou conflictuel, car un environnement personnel stable est un atout pour avancer sereinement vers l’emploi.

En abordant ces questions avec tact et empathie, le conseiller peut déceler des freins potentiels (par exemple, l’absence de mode de garde qui bloque toute reprise d’activité) mais aussi des leviers (une famille encourageante, un conjoint qui peut prendre le relais à la maison, etc.). Cela permet d’anticiper les besoins d’orientation vers certaines aides (allocations familiales, aides au logement familial, services de garde d’enfants…) ou simplement d’ajuster le rythme de l’accompagnement. Sur cette planète Famille, le CIP joue un peu le rôle d’un médiateur bienveillant, montrant au bénéficiaire qu’il peut parler de sa vie personnelle sans crainte : « Dites-moi en un peu plus sur vous, avez-vous des enfants ou des personnes à charge ? Comment conciliez-vous votre vie de famille et vos projets pro ? ». C’est souvent un bon point de départ pour instaurer la confiance et montrer qu’on voit la personne dans sa globalité, pas juste comme un CV.

Informatique : la planète des ressources numériques

Bienvenue au planète Informatique – un monde bien particulier dans notre galaxie de l’insertion, celui des compétences et de l’autonomie numériques. À l’ère où la plupart des offres d’emploi et des démarches administratives sont en ligne, la fracture numérique peut s’apparenter à un trou noir dans le parcours d’insertion : il faut absolument s’assurer que le bénéficiaire ne s’y perd pas. Le CIP va donc explorer le niveau d’aisance de la personne avec les outils informatiques et Internet.

Les éléments de la planète Informatique à examiner :

  • Accès à du matériel et à Internet : Le bénéficiaire a-t-il un ordinateur, une tablette ou au moins un smartphone fonctionnel ? Dispose-t-il d’une connexion Internet à domicile ou sait-il où en trouver (cybercafé, espace public numérique) ? Sans équipement ni connexion, la personne risque d’être coupée de beaucoup d’opportunités (ne pas pouvoir consulter ou postuler aux offres en ligne, par exemple).
  • Compétences de base en informatique : Sait-il utiliser les fonctions courantes d’un ordinateur ? Créer un document, naviguer sur le web, envoyer des e-mails, scanner un papier, etc. ? Le CIP peut poser des questions indirectes, comme « Avez-vous déjà utilisé Pôle Emploi en ligne ou fait des CV sur ordinateur ? ». Cela permet de jauger sans jargon. Si besoin, on repère ainsi la nécessité éventuelle d’une formation aux bases informatiques ou d’une aide pour créer un CV en ligne, par exemple.
  • Utilisation des outils numériques dans la recherche d’emploi : Le bénéficiaire connaît-il les sites utiles (Pôle Emploi, Indeed, LinkedIn, sites d’intérim…), sait-il faire une recherche d’offres, envoyer une candidature par mail, remplir un formulaire en ligne ? De plus en plus, avoir un minimum de compétences numériques est indispensable pour être autonome dans sa recherche. S’il ne les a pas, le CIP peut prévoir de l’accompagner plus étroitement au début ou de l’inscrire à un atelier numérique.
  • Administration en ligne : Au-delà de l’emploi, de nombreuses démarches liées à l’insertion sont dématérialisées (demande de RSA en ligne, actualisation mensuelle Pôle Emploi, CAF, etc.). Le bénéficiaire est-il à l’aise avec ces téléprocédures ou a-t-il besoin d’appui ? Le CIP pourra le guider vers des structures d’accompagnement numérique si nécessaire.

On pourrait penser que les générations jeunes sont toutes « digital natives » et n’ont pas de souci avec l’informatique, mais dans la réalité de terrain, on est souvent surpris. Il y a des personnes de tout âge qui n’ont pas ou peu utilisé ces outils, ou pas de connexion stable. En identifiant cela tôt, on évite qu’elles ne décrochent plus tard par découragement face à un ordinateur. Le CIP est un peu comme un opérateur radio dans le vaisseau : il s’assure que les communications fonctionnent, que le voyageur sait se servir des instruments de bord. S’il repère une lacune, il peut lui-même montrer quelques astuces (par exemple comment chercher une offre sur Internet) ou orienter vers un atelier d’initiation numérique.

Avec bienveillance, on peut demander « Et avec l’ordinateur, ça va ? Vous arrivez à faire vos démarches en ligne sans problème ? ». Si la personne avoue sa difficulté, loin de se moquer (évidemment), le CIP la rassure en expliquant qu’il y a des solutions – beaucoup de gens apprennent plus tard, il n’est jamais trop tard pour s’y mettre. Le tout est de ne pas laisser ce frein invisible entraver le chemin vers l’emploi.

Logement : la planète du refuge stable

Un toit sur la tête, c’est le socle de toute vie stable – et donc un élément déterminant pour l’insertion professionnelle. La planète Logement concerne la situation d’habitation du bénéficiaire. Ici, le CIP cherche à savoir si la personne dispose d’un logement stable, salubre et adapté à ses besoins. En effet, difficile de se concentrer sur une recherche d’emploi ou de garder un poste si on ne sait pas où dormir la semaine prochaine, ou si on vit dans des conditions très précaires.

Un toit sur la tête, c’est le socle de toute vie stable – et donc un élément déterminant pour l’insertion professionnelle. La planète Logement concerne la situation d’habitation du bénéficiaire. Ici, le CIP cherche à savoir si la personne dispose d’un logement stable, salubre et adapté à ses besoins. En effet, difficile de se concentrer sur une recherche d’emploi ou de garder un poste si on ne sait pas où dormir la semaine prochaine, ou si on vit dans des conditions très précaires.

Les points à aborder sur la planète Logement :

  • Type de logement et stabilité : La personne est-elle locataire, hébergée par de la famille, en foyer, sans domicile fixe ? Depuis combien de temps vit-elle là ? Une situation transitoire ou une menace d’expulsion peut créer une insécurité permanente.
  • Conditions du logement : Logement décent ou insalubre ? Surpeuplé ou correctement dimensionné ? Par exemple, quelqu’un hébergé à l’hôtel ou en centre d’hébergement d’urgence est dans une situation précaire qui nécessitera un accompagnement social en parallèle de l’accompagnement emploi.
  • Localisation et accès : Est-ce que le logement est bien situé par rapport aux bassins d’emploi ou aux transports (ce qui recoupe la question de la mobilité, notre prochaine planète) ? Habiter en zone rurale isolée sans transports peut être un frein supplémentaire.
  • Gestion et charges : Le bénéficiaire arrive-t-il à payer son loyer et ses charges régulièrement, ou est-il en retard de paiement, en risque d’expulsion ? Ce point touche aux finances, mais le logement étant souvent le premier poste de dépense, il est intimement lié à l’équilibre financier.

En bref, il s’agit de jauger si le logement du bénéficiaire est un refuge stable ou un point d’instabilité. Le CIP peut poser par exemple la question : « Comment est votre situation de logement actuellement ? Vous êtes bien logé ? ». Cela peut ouvrir la discussion. Si un problème apparaît (menace de perdre le logement, insalubrité, hébergement temporaire chez un tiers…), le CIP saura qu’il faudra envisager un partenariat avec une assistante sociale, un travailleur social spécialisé en logement ou orienter vers des dispositifs d’accès au logement (comme les résidences sociales, les foyers jeunes travailleurs, ou les aides type FSL – Fonds de solidarité logement).

Avoir un logement stable, c’est un peu comme avoir une base spatiale solide où revenir se ressourcer entre deux sorties dans l’espace. Sans cette base, l’aventure de l’insertion est semée de beaucoup plus d’embuches. C’est pourquoi cette planète Logement est un passage obligé du diagnostic : pour s’assurer que le candidat astronaute dispose d’un abri sûr où recharger ses batteries pendant son voyage vers l’emploi.

Mobilité : la planète du déplacement

Même dans l’espace, il faut un bon vaisseau pour se déplacer de planète en planète. Dans la vie quotidienne d’un candidat à l’emploi, ce vaisseau s’appelle la Mobilité. La planète Mobilité englobe tout ce qui permet (ou empêche) la personne de se déplacer de façon autonome pour travailler ou chercher un travail. Pour le CIP, évaluer la mobilité, c’est s’assurer que les opportunités d’emploi envisagées seront physiquement accessibles au bénéficiaire – et sinon, chercher des solutions.

Les questions clés sur la planète Mobilité :

  • Permis de conduire et véhicule : Le bénéficiaire a-t-il le permis de conduire ? Dispose-t-il d’une voiture ou d’un deux-roues en état de marche ? Si la personne a un véhicule, est-il assuré, aux normes (contrôle technique) et financièrement tenable à l’usage (carburant, entretien) ? Beaucoup de personnes en insertion n’ont pas de véhicule personnel, ce qui peut restreindre le périmètre de recherche d’emploi, notamment dans les zones mal desservies par les transports en commun.
  • Transports en commun : Sait-il utiliser les transports en commun locaux et lesquels sont disponibles ? Quel est son temps de trajet potentiel pour se rendre dans les zones d’emploi ? Par exemple, quelqu’un sans permis habitant en périphérie devra sans doute dépendre du bus ou du train : le CIP peut alors vérifier les lignes, les fréquences, et anticiper avec le bénéficiaire si cela pose problème (horaires de travail incompatibles avec les horaires de bus, etc.).
  • Aide à la mobilité : Bénéficie-t-il ou peut-il bénéficier de dispositifs d’aide à la mobilité (tarifs réduits de transport, aide au permis de conduire, micro-crédit pour acheter un véhicule, plateforme de mobilité qui prête des scooters, etc.) ? Le CIP se doit de connaître les astuces et aides locales (par exemple des associations qui offrent des vélos d’occasion, des garages solidaires pour réparer une voiture à moindre coût, etc.). Si la mobilité est un frein, il existe souvent des moyens d’y pallier qu’il faut activer.
  • Zone de recherche géographique : En discutant mobilité, le CIP délimite aussi avec le bénéficiaire le périmètre géographique raisonnable pour chercher un emploi ou une formation. Est-il prêt à bouger sur 30 km, 50 km ? À déménager si une opportunité se présente loin ? Cette information est cruciale pour cibler les offres d’emploi réalistes.

Aborder la mobilité permet d’éviter le piège classique : proposer un emploi super, mais inaccessible pour la personne (par exemple en horaires décalés alors qu’elle n’a ni voiture ni bus disponible la nuit). En posant par exemple la question « Comment vous déplacez-vous en général ? Vous avez un moyen de transport pour aller travailler ? », le CIP ouvre la discussion. Parfois, le bénéficiaire n’a même pas encore réalisé que ce serait un problème – l’évoquer lui permet d’anticiper. Par exemple, un jeune sans permis pourrait décider de le passer en même temps qu’il cherche du travail, s’il voit que beaucoup d’offres intéressantes l’exigent. Le CIP, dans ce cas, peut aider à trouver un financement ou une auto-école sociale.

En somme, la planète Mobilité détermine le rayon d’action du voyageur de l’insertion. Avec une bonne mobilité, le champ des possibles est plus large. Si la mobilité est limitée, le conseiller et le bénéficiaire devront ruser et trouver des solutions alternatives pour que cela ne devienne pas un frein rédhibitoire dans la quête de l’emploi.

Diplômes : la planète des connaissances formelles

Cap à présent sur la planète Diplômes. Ici, on aborde le parcours scolaire et les qualifications officielles du bénéficiaire. En langage spatial, ce serait un peu la « banque de connaissances » accumulées avant le voyage. Diplômes, certifications, formations suivies… tout ce bagage académique ou de formation constitue le profil de base du candidat et oriente souvent les possibilités qui s’offrent à lui sur le marché du travail.

Sur la planète Diplômes, le CIP va généralement :

  • Faire l’inventaire des diplômes et formations : Quel est le plus haut diplôme obtenu ? Quelle filière d’études a été suivie ? Y a-t-il des certifications professionnelles, des CACES (permis d’engins), des habilitations (électriques, sécurité) ? Cette liste permet de voir les qualifications exploitables directement et celles éventuellement à compléter. Par exemple, un bénéficiaire sans aucun diplôme aura peut-être besoin d’envisager une formation qualifiante. À l’inverse, un candidat bardé de diplômes pourrait avoir un problème de surqualification ou d’orientation.
  • Vérifier la pertinence ou l’actualisation des diplômes : Parfois les diplômes sont anciens ou obtenus à l’étranger. Faut-il faire une équivalence en France ? Par exemple, une infirmière diplômée à l’étranger devra passer par une reconnaissance de diplôme pour exercer en France. Le CIP, s’il identifie ce besoin, orientera vers les dispositifs d’équivalence ou de validation des acquis. De même, un diplôme technique d’il y a 20 ans peut nécessiter une remise à niveau.
  • Évaluer les envies de formation : Ce n’est pas parce qu’on a tel diplôme qu’on veut absolument travailler dans ce domaine. Le CIP discute avec la personne de l’usage de ses diplômes : « Votre diplôme vous sert-il aujourd’hui ? Souhaitez-vous continuer dans cette voie ou changer de secteur ? ». Parfois, une qualification non exploitée peut être réactivée (avec éventuellement une formation courte de remise à niveau) pour élargir les pistes d’emploi. Parfois, au contraire, le bénéficiaire souhaite se reconvertir – ses diplômes actuels seront alors moins utiles et l’accent sera mis sur la formation future.
  • Identifier les manques ou besoins de formation complémentaire : Si le projet professionnel visé requiert un diplôme que la personne n’a pas, c’est ici qu’on le détecte. Par exemple, si quelqu’un veut devenir aide-soignant mais n’a pas le diplôme, le CIP va inscrire comme axe de travail de candidater à une école d’aide-soignant ou une formation qualifiante.

La planète Diplômes est souvent plus « familière » pour le bénéficiaire, car parler de son parcours scolaire est un classique de tout entretien. Toutefois, le CIP va au-delà du simple CV : il aide à faire le lien entre ces qualifications et le marché de l’emploi actuel. C’est un peu comme vérifier dans la soute du vaisseau les ressources en connaissances disponibles pour la suite de la mission, et compléter le stock si nécessaire.

Ici, le ton est à la valorisation autant qu’au constat : il s’agit de valoriser les acquis (même si ce n’est « que » un Brevet des collèges ou une petite formation, chaque acquis compte) et de dédramatiser si le bénéficiaire a peu de diplômes. L’humour peut aider : « Pas besoin d’avoir un doctorat de la Nasa pour trouver sa place, on peut très bien faire d’excellentes choses avec d’autres atouts ! ». L’important est de cerner avec justesse la case « diplômes » pour bâtir un projet réaliste, ou éventuellement prévoir une étape de formation dans le parcours d’insertion.

Expérience : la planète du vécu professionnel

Dernière escale mais non des moindres : la planète Expérience. C’est le volet du vécu professionnel du bénéficiaire, tout ce qu’il a déjà fait dans sa vie en matière de travail, de stages, de bénévolat, etc. On peut la voir comme la mémoire du voyageur, les planètes où il a déjà posé le pied. Pour un CIP, explorer l’expérience, c’est comprendre d’où vient la personne dans son rapport au travail, quelles compétences pratiques elle a développées et comment capitaliser dessus pour la suite.

Sur la planète Expérience, le CIP va :

  • Retracer le parcours professionnel : emplois occupés, durées, secteurs d’activité, postes tenus. Il s’agit ici de faire un inventaire comme sur un CV, mais enrichi par le récit du bénéficiaire. On apprend ainsi non seulement quoi a été fait, mais aussi comment ça s’est passé : « Racontez-moi votre dernière expérience, qu’est-ce qui vous a plu ou déplu ? ». Cela donne des indications sur les compétences acquises et sur les préférences ou aversions de la personne (par exemple, elle a été serveuse mais n’aimait pas le contact client, ou au contraire elle s’est épanouie dans tel poste).
  • Valoriser les compétences transférables : Chaque expérience, même courte ou éloignée du projet actuel, a apporté quelque chose (rigueur, sens du relationnel, capacité à travailler en équipe, etc.). Le CIP aide à mettre en lumière ces compétences transférables. Par exemple : « Vous avez fait du bénévolat en association, vous avez forcément développé des qualités d’organisation et d’adaptation, c’est précieux pour n’importe quel emploi. ». On évite ainsi que le bénéficiaire minimise ses expériences.
  • Identifier les trous ou les difficultés dans le CV : S’il y a des périodes d’inactivité, on peut en discuter pour comprendre ce qui s’est passé (maladie, raisons familiales, galères successives…). Cela rejoint parfois les autres planètes (santé, famille) et permet d’avoir une vision cohérente du parcours. Loin de juger ces « trous », le CIP cherche surtout à aider la personne à les expliquer positivement à un recruteur le moment venu, ou à combler certaines lacunes par une mise en situation professionnelle.
  • Cerner les atouts et les freins liés à l’expérience : Trop d’expérience ? (quelqu’un de très expérimenté mais qui doit rebondir plus bas, d’où possible démotivation), pas assez d’expérience ? (jeune diplômé ou personne n’ayant jamais réellement travaillé, d’où manque de confiance). En fonction des cas, le CIP adaptera son accompagnement. Par exemple, pour quelqu’un sans expérience, on pourra proposer une PMSMP (période de mise en situation en milieu professionnel, ex-stage d’observation) afin d’étoffer le CV et de rassurer l’employeur comme le bénéficiaire. Pour quelqu’un de très expérimenté en reconversion, on travaillera sur la transposition de ses acquis à un nouveau secteur.

La discussion autour de l’expérience est souvent très riche, car elle permet au bénéficiaire de se raconter et au CIP de mieux cerner sa personnalité au travail. C’est un moment où l’on peut détecter ce qui motive vraiment la personne, ou au contraire ce qui la freine psychologiquement (par exemple une mauvaise expérience qui a laissé une appréhension). En étant à l’écoute active, le CIP peut repérer des détails significatifs. C’est un peu la boîte noire du vaisseau : on y lit l’historique des vols précédents pour en tirer des leçons pour le prochain voyage.

Dans cette étape, le conseiller peut aussi faire passer des messages subtils. Par exemple, en demandant « Comment avez-vous trouvé ce job ? », on voit si la personne sait chercher par elle-même ou si elle a besoin d’accompagnement sur la démarche de recherche. Ou en questionnant « Qu’est-ce qui a été le plus difficile dans ce poste ? », on peut cerner un frein (ex: difficulté à rester debout longtemps => renvoie à un éventuel problème de santé). Tout se recoupe !

En fin d’exploration de la planète Expérience, le CIP et le bénéficiaire disposent normalement d’une cartographie complète de l’univers de ce dernier. Famille, Santé, Logement, Finances, Mobilité, Informatique, Diplômes, Expérience : autant de mondes interconnectés qui influencent le parcours vers l’emploi. Mais comment utilise-t-on concrètement toutes ces informations collectées ? C’est ce que nous allons voir tout de suite avec des exemples pratiques.

Santé : la planète de la forme physique et morale

Après la famille, ou en parallèle, la Santé est une autre planète fondamentale à explorer. La santé, qu’elle soit physique ou mentale, conditionne la capacité d’une personne à travailler, à se former et même à simplement envisager un projet professionnel. Pour un CIP, aborder ce sujet est délicat mais essentiel : il s’agit de repérer d’éventuels problèmes de santé qui pourraient constituer des freins, afin de mieux adapter l’accompagnement et éviter de mettre la personne en difficulté par méconnaissance de sa situation.

Sur la planète Santé, le CIP peut s’intéresser notamment à :

  • État de santé général : La personne a-t-elle des problèmes de santé chroniques, un handicap, ou des limitations physiques qui restreignent certains types d’emplois ou d’activités ? Par exemple, des troubles musculo-squelettiques pourraient empêcher un métier très manuel, un trouble de la vue non corrigé pourrait compliquer la conduite, etc.
  • Santé mentale et bien-être psychologique : Est-elle en proie à un stress important, de la dépression, un manque de confiance en soi ? Même si le CIP n’est pas psychologue, percevoir un mal-être permet éventuellement d’orienter vers un soutien approprié (consultation, atelier de remobilisation, etc.). Le moral joue sur la motivation et l’estime de soi, éléments clés dans la recherche d’emploi.
  • Addictions ou traitement en cours : Y a-t-il une addiction (alcool, drogues) ou un traitement médical lourd qui impacte la vie quotidienne et la disponibilité ? Là encore, le but n’est pas de fouiller indiscrètement, mais de savoir si le bénéficiaire fait face à ce type de défi, pour pouvoir ajuster l’accompagnement (par exemple, en prévoyant un temps pour un suivi de soins, ou en évitant de proposer un poste d’horaires de nuit à quelqu’un qui suit un traitement le rendant somnolent).
  • Reconnaissance administrative : Si la personne a un problème de santé sérieux ou un handicap, bénéficie-t-elle d’une reconnaissance de travailleur handicapé (RQTH) ou d’aménagements particuliers ? Cela ouvre des droits et dispositifs spécifiques (parcours handicap, emplois adaptés, etc.) qu’il serait dommage de ne pas mobiliser.

Aborder la santé requiert beaucoup de tact. Le CIP explique généralement pourquoi il pose ces questions, en insistant sur le fait que c’est confidentiel et uniquement pour mieux l’aider. Par exemple : « Y a-t-il des soucis de santé dont vous souhaiteriez me parler et qui pourraient influencer votre retour à l’emploi ? ». Libre au bénéficiaire d’en parler ou non, mais au moins la porte est ouverte. Souvent, les personnes en insertion n’osent pas d’elles-mêmes aborder ce sujet de peur d’être stigmatisées ; le rôle du conseiller est donc de créer un cadre de confiance où ces questions peuvent être évoquées sans tabou. Une fois les informations recueillies, le CIP, tel un médecin de bord, pourra orienter le bénéficiaire vers les bons partenaires si nécessaire (mission handicap, professionnels de santé, programmes de remise en forme, etc.) ou simplement en tenir compte dans le choix des actions (formation à temps partiel si fatigue, emploi aménagé, etc.).

Finances : la planète de l’équilibre financier

Direction la planète Finances, où l’on parle argent, ressources et gestion budgétaire. On le sait, la situation financière d’un bénéficiaire joue un rôle énorme dans son parcours d’insertion. Des finances saines peuvent donner de l’élan, tandis que des difficultés financières importantes peuvent agir comme une pesante gravité, retenant le bénéficiaire au sol par le stress et l’urgence du quotidien. En tant que CIP, aborder ce sujet permet de comprendre dans quelle mesure la personne peut se projeter sereinement dans un projet professionnel ou si, au contraire, elle est accaparée par des soucis d’argent immédiats.

Voici quelques aspects de la planète Finances à explorer :

  • Revenus actuels : Le bénéficiaire perçoit-il des allocations ou aides sociales (RSA, allocations chômage, APL pour le logement, etc.) ? A-t-il d’autres sources de revenus (petits boulots, pension, aide familiale) ? Connaître ses ressources permet de voir s’il a de quoi subvenir à ses besoins de base pendant la durée de l’accompagnement. Par exemple, quelqu’un sans aucune ressource pourrait être en grande précarité alimentaire ou vestimentaire, ce qui nécessite une orientation vers l’aide sociale en urgence.
  • Gestion du budget : Parvient-il à gérer son budget mensuel correctement ou est-il souvent à découvert ? Est-il autonome dans ses démarches administratives (ouvrir un compte bancaire, gérer ses factures) ? Des difficultés à ce niveau peuvent indiquer un besoin d’éducation financière ou d’un accompagnement budgétaire, par exemple via un conseiller en économie sociale et familiale (CESF).
  • Dettes et situation bancaire : Y a-t-il des dettes importantes, un risque de surendettement ? Un bénéficiaire endetté jusqu’au cou aura du mal à se concentrer sur un projet pro s’il est harcelé par les créanciers ou angoissé par ses dettes. Dans ce cas, un appui pour monter un dossier de surendettement ou renégocier des dettes peut être envisagé, en lien avec les services sociaux.
  • Capacité d’investissement : A-t-il un petit pécule ou au contraire aucune marge financière ? Ce point est utile pour savoir, par exemple, si la personne pourra assumer certains frais liés à l’insertion (passer le permis de conduire, financer une formation non prise en charge, acheter du matériel pour un emploi…). Si ce n’est pas le cas, le CIP anticipera la recherche d’aides financières ou de dispositifs de prise en charge.

Parler d’argent peut mettre mal à l’aise, mais le CIP aborde la question avec tact et pédagogie, en expliquant que cela fait partie de l’accompagnement global. On peut amener le sujet de manière ouverte : « Côté ressources, comment vous vous en sortez en ce moment ? Vous avez des revenus stables, des aides ? ». Cela permet au bénéficiaire de parler de ses éventuelles difficultés sans honte. Beaucoup de personnes en insertion cumulent les galères financières : loyers en retard, crédits impayés, etc. Le CIP, sans se transformer en banquier, doit repérer ces signaux pour ajuster son plan de vol. Par exemple, si une formation non rémunérée est envisagée mais que la personne n’a aucun revenu, il faudra trouver une compensation financière (bourse, rémunération de formation via Pôle emploi, etc.) sinon elle ne pourra pas suivre jusqu’au bout.

La planète Finances, c’est donc vérifier le carburant du vaisseau : suffisamment d’énergie pour avancer, et pas de fuite majeure qui viderait les réserves en cours de route. Avec un budget stable ou du moins sécurisé, le bénéficiaire pourra se concentrer plus sereinement sur sa trajectoire vers l’emploi.

Exemples concrets d’utilisation de Film de SF

Parlons pratique ! Comment, sur le terrain, un CIP – qu’il soit débutant ou chevronné – peut-il utiliser l’outil Film de SF pour optimiser son accompagnement ? Voici deux scénarios qui illustrent l’utilité de ce diagnostic galactique.

Exemple 1 : Le cas d’une jeune maman en reconversion. Sophie, 28 ans, arrive en premier entretien avec son CIP. Elle cherche du travail dans la vente, mais quelque chose semble la freiner sans qu’elle l’exprime d’emblée. En déroulant méthodiquement Film de SF, le conseiller découvre petit à petit les éléments de son univers.

  • Planète Famille : Sophie élève seule un enfant en bas âge – un élément crucial qui impacte sa disponibilité.
  • Planète Santé : elle se porte bien, pas de souci particulier.
  • Planète Logement : elle vit dans un petit appartement, stable, pas de problème de ce côté.
  • Planète Finances : c’est serré, elle vit du RSA et doit souvent emprunter de l’argent à sa sœur en fin de mois. Planète
  • Mobilité : pas de permis de conduire, elle dépend des bus, ce qui limite les emplois possibles aux alentours. Planète
  • Informatique : elle se débrouille sur son smartphone, mais n’a pas de PC – son CV a été tapé sur son téléphone laborieusement. Planète
  • Diplômes : niveau Bac pro commerce, donc plutôt en phase avec son projet. Planète
  • Expérience : quelques stages en vente et une expérience avortée de caissière (elle a dû quitter ce job faute de nounou disponible à l’époque).

Grâce à ce tour d’horizon complet, le CIP peut identifier précisément les freins à lever : il aide Sophie à trouver une solution de garde d’enfant (famille), l’oriente vers une assistante sociale pour stabiliser ses finances et obtenir peut-être une aide exceptionnelle, et l’inscrit à une session d’atelier numérique pour améliorer son aisance informatique et l’aider dans ses démarches en ligne. Il l’accompagne aussi pour monter un dossier de financement du permis de conduire, conscient que la mobilité élargira son champ d’opportunités. Sophie se sent écoutée dans toutes ses difficultés, pas seulement jugée sur son chômage. Résultat, en quelques mois, plus sereine sur le plan personnel, elle parvient à suivre une courte formation, décroche son permis, et finit par trouver un poste de vendeuse adapté à ses horaires de maman. Sans l’outil Film de SF, le CIP aurait pu passer à côté de certains problèmes cachés (la garde d’enfant, la mobilité), et l’accompagnement aurait été moins efficace.

Exemple 2 : Le cas d’un demandeur d’emploi expérimenté en difficulté. Imaginons maintenant Paul, 45 ans, licencié économique il y a un an, qui rencontre son nouveau CIP après une longue période de chômage. Paul a de l’expérience en tant que technicien, et sur le papier, on pourrait penser qu’il retrouvera vite un travail. Pourtant, lors de l’entretien, le CIP sent de la lassitude et décide de balayer large avec Film de SF.

  • Planète Famille : Paul est marié, deux enfants ados, un soutien familial globalement présent même si la situation financière pèse sur le couple.
  • Planète Santé : il admet souffrir de maux de dos chroniques depuis son ancien travail, sans avoir encore fait les démarches pour une reconnaissance handicap – ceci pourrait expliquer qu’il ne peut plus porter de charges lourdes comme avant.
  • Planète Logement : propriétaire de sa maison, mais a du mal à payer le crédit depuis le chômage (il redoute de devoir vendre s’il ne retrouve pas de job).
  • Planète Finances : les économies fondent, la famille serre la ceinture, quelques dettes commencent à s’accumuler.
  • Planète Mobilité : permis et voiture OK, c’était même son outil de travail quand il faisait de la maintenance itinérante.
  • Planète Informatique : là, grosse découverte – Paul n’est pas du tout à l’aise avec l’ordinateur, c’est son épouse qui l’aide pour les mails. Il n’a jamais eu besoin de beaucoup d’informatique dans son ancien boulot technique très manuel.
  • Planète Diplômes : Bac technique + formations maison dans son ancienne entreprise, rien de certifiant officiellement.
  • Planète Expérience : 20 ans dans la même boîte, puis la chute.

Ce tour d’horizon révèle au CIP deux freins majeurs qu’on n’aurait pas devinés seulement par le CV : le problème de santé non traité (dos abîmé) qui limite ses possibilités dans le même métier, et la fracture numérique (Paul ne sait pas chercher un emploi en ligne dans un monde où tout se passe sur Internet). Le conseiller, tel un capitaine qui redirige son vaisseau après avoir repéré des astéroïdes, ajuste alors le plan d’action. Il accompagne Paul pour faire reconnaître son handicap auprès de la MDPH, ce qui permettra d’envisager des emplois aménagés et d’obtenir de l’aide pour une reconversion. En parallèle, il inscrit Paul à un atelier de recherche d’emploi numérique pour qu’il apprenne à utiliser les outils modernes (sites d’offres, CV en ligne, etc.), et l’oriente éventuellement vers une formation certifiante (par exemple un titre pro) pour valoriser ses 20 ans d’expérience dans un diplôme, afin de rassurer les recruteurs. Grâce à Film de SF, Paul se sent compris dans sa globalité : loin d’être un simple « chômeur fainéant » comme il le redoutait, il voit que son conseiller prend en compte sa douleur physique et son désarroi face à l’ordinateur, et lui propose des solutions concrètes. Petit à petit, Paul reprend confiance, suit les ateliers, et s’engage dans une reconversion vers un poste de formateur technique (où son dos souffrira moins et où son expérience sera un atout) – un nouveau chapitre de son aventure intergalactique personnelle qui s’ouvre, avec son CIP en copilote.

Ces deux exemples, parmi tant d’autres, montrent bien comment Film de SF outille le CIP pour personnaliser son accompagnement. En couvrant systématiquement tous les aspects de la vie du bénéficiaire, on dévoile les pièces du puzzle une à une, jusqu’à pouvoir aider la personne à élaborer son plan d’action. C’est un gain de temps et d’efficacité, mais aussi un gage de qualité et d’éthique : on traite la personne de manière holistique, sans la réduire à un CV ou à une simple demande d’emploi. Chaque thème abordé peut donner lieu à un accompagnement dédié (orientation vers un partenaire, mise en place d’une action spécifique), ce qui, in fine, augmente les chances de succès de l’insertion.

Le CIP, capitaine de vaisseau vers de nouveaux horizons

Au terme de ce voyage à travers les galaxies de Film de SF, une chose apparaît clairement : le conseiller en insertion professionnelle est un véritable capitaine de vaisseau pour le bénéficiaire qu’il accompagne. Tel un capitaine, il doit avoir une vision d’ensemble de la situation (la carte stellaire complète grâce au diagnostic) tout en restant humain et à l’écoute de son équipage (le bénéficiaire). Chaque planète explorée – Famille, Santé, Logement, Finances, Mobilité, Informatique, Diplômes, Expérience – constitue un rapport d’observation précieux qui permettra de naviguer en évitant les embûches et en profitant des courants porteurs.

Le rôle du CIP est à la fois technique (connaître les dispositifs, les droits, les aides dans chaque domaine abordé) et profondément humain (comprendre l’histoire et les émotions de la personne). Film de SF n’est qu’un outil, mais utilisé avec le bon état d’esprit, il devient une boussole qui garde le cap sur l’essentiel : l’accompagnement global de la personne vers son autonomie et son épanouissement professionnel.

Et quel plaisir de voir, au fil du temps, le bénéficiaire évoluer, surmonter les obstacles un à un, gagner en confiance et en compétence, un peu comme un voyageur de l’espace qui s’adapte à chaque planète visitée ! Le CIP, humble dans sa posture, sait qu’il n’a pas toutes les réponses mais qu’il peut aider à les trouver. Parfois il faudra appeler du renfort (un collègue spécialiste, un partenaire extérieur) – aucun capitaine ne mène son voyage seul, et le travail en réseau fait aussi partie de la réussite de l’insertion.

En conclusion, que vous soyez un CIP débutant cherchant ses repères ou un CIP expérimenté en quête d’une nouvelle inspiration, pensez à Film de SF lors de vos prochains diagnostics. Cette approche ludique et méthodique à la fois vous rappellera de ne négliger aucune dimension de la vie de vos bénéficiaires. Avec elle, vous avancerez de manière structurée sans perdre de votre créativité ni de votre chaleur humaine.

Alors, prêt à embarquer ? Vos bénéficiaires vous attendent pour écrire avec vous le scénario de leur réussite. Moteur… Action ! Que l’aventure intergalactique de l’insertion professionnelle continue, guidée par des CIP engagés, bienveillants, et peut-être un brin Jedi sur les bords. Bon voyage à tous, et n’oubliez pas : dans cette galaxie de l’insertion, chaque petite étoile de progrès compte, et vous êtes là pour les faire briller. 🌟

Quiz – Film de SF : le diagnostic d’insertion – Labo des CIP

Film de SF : le diagnostic d’insertion

🎯 10 questions⏱️ ~5 min

En route vers la galaxie des solutions 🚀

Objectif : structurer l’entretien et explorer méthodiquement les “planètes” (Informatique, Famille, Logement, Mobilité, Diplômes, Expérience, Santé, etc.) pour bâtir un diagnostic complet et bienveillant.

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  • 🏅 Sans-faute = pluie de confettis vert fluo.
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  3. Avatar de
    Anonyme

    merci beaucoup très complet. Je partage à mes stagiaires CIP

    1. Avatar de Gérald VERNAY

      Un grand merci à vous 🔝

  4. Avatar de
    Anonyme

    super gérald. J’adore ces étapes où tu sais tout de suite où tu vas

    aller à l’essentiel, c’est idéal

    1. Avatar de Gérald VERNAY

      Merci beaucoup ! J’essaie justement de créer des contenus où on ne se perd pas en route (même sans GPS), parce que dans l’insertion, chaque détour coûte du temps… et parfois de l’énergie ! Aller à l’essentiel, c’est comme une bonne boussole : ça rassure et ça motive. Merci pour ton retour qui donne envie d’en faire encore plus !

Bonjour,

Je suis Gerald

Portrait d'un homme regardant vers le haut, avec un éclairage dramatique.

En 2023, j’étais en formation CIP… et j’ai fait un truc un peu fou : j’ai créé Le Labo des CIP

Pourquoi ? Parce que je cherchais des ressources concrètes, pensées pour le terrain et réellement utiles au quotidien du métier de conseiller en insertion professionnelle. Et parce qu’un jour, entre deux fiches REAC et trois cafés, je me suis dit : « Bon… si ça n’existe pas, je vais le faire moi-même… »

👀 Le CIP derrière le labo, c’est moi. Venez jeter un œil.

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Un homme au visage partiellement intégré avec des éléments numériques et des motifs en vert, représentant le thème de l'intelligence artificielle et de l'innovation.
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